ENQUETE PUBLIQUE REFUSEE POUR LA TROISIEME FOIS !!!

Publié le par ENPA (Ensenble pour un Nouveau Pont sur l'Allier)

Suite à notre demande d'audience du mois de juillet 2018, nous avons été reçus par Madame Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète du Puy de Dôme qui a souhaité nous informer sur les résultats de l'instruction du dossier déposé par le département du  Puy de Dôme en juin dernier.
 
Cette réunion ne visait pas à se substituer à une éventuelle réponse que nous ferait la présidence de la République à qui nous avons adressé un courrier en novembre 2018.
 
La réunion était composée des personnes suivantes :
- Madame Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, préfète du PdD ,
- Mme Béatrice Steffan,  secrétaire générale ,
- M. Sanséau, directeur départemental des territoires,
- M. Prosic, directeur régional des affaires culturelles à Lyon et un représentant de l'UDAP du Puy de Dôme.
- M. Bertrand Pasciuto, maire, conseiller départemental de Cournon d'Auvergne, 1er vice-pdt de Clermont Auvergne Métropole,
- M. Hervé Prononce, maire du Cendre, vice-pdt de Clermont Auvergne Métropole,
- M. Jean Pierre Buche, maire de Pérignat sur Allier, vice-pdt du Grand Clermont,
- M. Jacky Grand, adjoint au maire et conseiller départemental de Billom,
- Mme Chantal Fontfreyde, Pdte de l'association Déviation de Pérignat,
- M. Dominique Gandoin, Pdt de l'association Ensemble pour une Nouveau Pont sur l'Allier,
- M. Didier Dutilleul, vice-pdt de l'association Ensemble pour un Nouveau Pont sur l'Allier.
 
La présence en personne du directeur régional des affaires culturelles indiquait clairement l'orientation du débat autour de la zone archéologique de Gondole. Néanmoins, Madame la préfète a souhaité faire un tour de table pour demander aux élus et représentants des associations les avantages d'un tel projet pour leur territoire.  Elle a été très à l'écoute et a semble-t-il pris conscience de la nécessité de ce contournement.
 
Néanmoins, elle a mis l'accent sur le choix d'itinéraire B1 privilégié par le département. Il empêche toute procédure visant à lancer l'enquête publique au motif qu'il traverse la zone classée monument historique de l'oppidum de gondole. Elle a précisé que depuis 2008 le département était informé de cette contrainte très forte.
Elle s'est dit liée par l'avis défavorable de la DRAC. Passer outre serait prendre le risque d'un recours qui stopperait le projet.
 
Pour autant, elle se dit prête à travailler avec le département pour trouver une solution pertinente.
 
En complément, Monsieur Prosic, le directeur régional des affaires culturelles, s'est livré à un exposé détaillé pour ce qui concerne son domaine puisqu'il n'a pas vocation à se prononcer sur l'ensemble du dossier. Il a précisé que le site est connu depuis le 16° siècle et qu'il a une importance patrimoniale nationale voire européenne.
Schématiquement résumé, il existe à Gondole, classé monument historique par deux arrêtés de 1989 et 2009, deux zones de protection (voir photo).
L'une en rouge sur la carte où la protection est la plus stricte et l 'autre en rose où il y a moyen de discuter les projets.
Les variantes A et B (1, 2 , 3, 4) traversent toutes le site de l'oppidum. La A et la B1 sont les plus impactantes.
En ce qui le concerne, il s'est dit prêt à discuter sur la version B2.
 
Lors de son exposé le DRAC a prononcé une phrase qui nous a interpellés :" Un archéologue heureux est un archéologue qui ne fouille pas." Alors pourquoi bloquer le projet ?
 
Selon nous si cette version B2 est susceptible de résoudre le problème posé par l'archéologie, en revanche elle entre en conflit avec la la zone de protection des puits de captages du SIVOM d'ISSOIRE. Sur ce point les représentants de l'Etat hier soir n'ont pris aucune position.
 
Nous avons interrogé l'Etat sur la proposition du département de réaliser des fouilles préventives sur l'itinéraire B1 afin de permettre une discussion sur son opportunité. Sur ce point nous n'avons obtenu aucune réponse.
 
En outre, nous avons mis l'accent sur la compatibilité entre les fouilles archéologiques préventives  et un tel projet en prenant exemple de la découverte des cavaliers et chevaux au Cendre dans les années 2000. M. Prosic a argué que c'est cette découverte qui a entrainé le classement du site et l'extension de la zone de protection empêchant à l'avenir tout autre projet. Ainsi le projet de barreau entre la RD8 et DR52 est définitivement abandonné.
 
Les représentants des associations ont demandé à Madame la préfète de prendre des mesures immédiates sur Cournon et Pérignat pour contrôler les flux important de circulation et notamment les infractions commises par les automobilistes (vitesses excessives et autres comportements dangereux). Elle a pris note sans nous faire de réponse précise.
 
Notre impression en fin de réunion est qu'il manquait un interlocuteur du Conseil départemental pour apporter des éléments contradictoires. Au regard des informations communiquées par la préfète, nous avons eu le sentiment que le département a tenté un passage en force en privilégiant l'itinéraire B1 malgré l'avis défavorable de la DRAC depuis 2008.
 
En conséquence, nous devons sans délai demander une audience à Jean Yves Gouttebel pour connaître les dispositions qu'il compte prendre suite à cet avis de l'Etat sur un dossier dont il est maître d'ouvrage.
 
Par ailleurs, nous devons impliquer Olivier Bianchi, président de la Métropole, jusqu'à ce jour n'a pris aucune position sur ce projet malgré la compétence route transférée depuis le 01 01 2018.
 
Souhaitant compléter nos informations et vous livrer un compte rendu détaillé, nous avons  contacté le service des routes du département. Ils n'ont à ce jour aucune information en provenance de l'Etat sur le dossier. En revanche, ils ont pris acte du refus de la préfète de lancer l'enquête publique sur le trajet B1. Selon eux ce trajet sur lequel ils n'ignorent pas le présence de la zone de Gondole (ils ont proposé des fouilles préventives à la DRAC qui les a refusées) peut être considéré comme le moins impactant sur l'ensemble du tracé par rapport aux autres enjeux et notamment environnementaux représentés par les puits de captage. L'Etat ne cèderait sur rien et jouerait donc un double jeu en fonction de ses interlocuteurs.
 
Ce dossier pose aussi le problème du rapport de force disproportionné entre la DRAC et les aménageurs de l'espace public ou privé.
 
En conclusion, il est temps que toutes les parties se mettent autour d'une table. Se relancer sur de nouvelles études prendrait 2 à 3 années supplémentaires à condition qu'un accord entre le département et l'Etat soit trouvé.
 
Dans l'attente d'actions à venir : restons mobilisés, signons la pétition en ligne sur Change.org
 

 

 
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Souchaud 15/05/2019 11:11

Bonjour,

non au contournement !! Si il se fait, en plus de passer dans l'oppidum il va passer en plein dans la zone natura 2000 !! Il faut arrêter de faire de nouvelle route, et plutôt baisser le nombre km fait en voiture en promouvant les transports doux et commun et en incitant le commerce de proximité.